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Non à No Billag

08.11.2017

No Billag signifie la fin des programmes pour les émetteurs régionaux privés
La situation actuelle montre que les émetteurs télévision régionaux en Suisse ne se financent qu'à hauteur de 30 à 50 pourcent sur le marché. Une suppression des redevances signifierait également la fin pour une majorité des émetteurs régionaux. C’est la fin des programmes, sans modération!

Les initiants, qui souhaitent le démantèlement de la SSR, manquent complètement leur cible
Le besoin d'un «rappel à l’ordre» ne peut devenir un élan de destruction du système médiatique éprouvé de tout un pays. Des limites et des règles devraient, doivent et peuvent être mises en place pour la SSR et ses concessions dans le cadre de la nouvelle loi relative aux médias; un court-circuit si radical n'est donc pas nécessaire.

L’idée du fédéralisme de la Suisse est fondamentalement remise en question
Le service de base médiatique disparaît en cas d'acceptation de l'initiative, en particulier en Suisse romande, au Tessin, dans les régions linguistiques où le romanche est parlé ainsi que dans les régions périphériques et de montagne. L'initiative menace de façon exceptionnelle et imprudente le fonctionnement de notre démocratie et l'idée fondatrice de la Suisse: le fédéralisme.

L'initiative ne laisse aucune marge de manœuvre pour trouver des compromis sur le service de base médiatique
Le texte de l'initiative est formulé de manière si restrictive qu'en cas d'acceptation, il ne restera aucune marge de manœuvre pour trouver des solutions de compromis concernant le service de base médiatique. Celui qui espère un «modèle de compromis typiquement suisse» dans le cas d'une éventuelle acceptation se trompe.

«Diversité apparente» plutôt qu'informations fiables et indépendantes
La mutation structurelle numérique a engendré une vague de consommation de nouveaux médias et de fournisseurs d'informations qui ne suivent généralement pas des standards de qualité journalistiques, mais plutôt des intérêts particuliers. Dans l’espace public, les «informations-poubelle», les fake-news et les informations partisanes augmentent. C’est pourquoi les médias d'information professionnels, indépendants et crédibles sont plus importants que jamais. Un tel rôle ne peut être assuré sur le marché suisse de la radio et de la télévision que par un soutien adéquat par les redevances.

Liquidation des concessions à des investisseurs ayant des intérêts politiques et à de grandes entreprises étrangères
Avec la mise aux enchères menaçante, des investisseurs avec de grandes capacités financières du marché des médias suisse s'achèteraient des concessions pour imposer leurs intérêts. Le résultat serait une influence politique et économique grandissante avec des conséquences graves pour la démocratie. Il est hors de question que cela arrive en Suisse!

No Billag mène à la perte de plus de 13 000 places de travail
En cas d'acceptation de l'initiative, 7 000 places de travail au sein de la SSR et des stations privées de radio et de télévision disparaîtraient. C'est presque le même nombre de places de travail qui seraient perdues parmi les fournisseurs et prestataires de services.

Une offre télévisuelle similaire ne serait pas moins chère sans Billag
Il est erroné de supposer que la radio et la télévision seraient meilleur marché en cas d'acceptation de l'initiative. En fonction du fournisseur du secteur privé, un abonnement annuel pour des retransmissions sportives coûte, déjà aujourd'hui, plus cher que les 365 CHF de redevance. Un abonnement avec une offre similaire aux programmes de la SSR et des émetteurs régionaux coûterait bien plus cher par personne que la redevance actuellement prélevée.

Aucun État ne fonctionne sans solidarité pour les services de base
L'idée de payer des frais uniquement pour des choses qu'on utilise soi-même est trop simpliste pour s’appliquer aux services de base. Nous payons des impôts pour financer l'école, même si nous n'avons pas d'enfants en âge de scolarité obligatoire, nous payons pour des transports publics également lorsque nous utilisons toujours la voiture, etc. C'est ainsi que fonctionne un État. Sans cette solidarité, la Suisse ne fonctionne plus.